“Iota P, un des meilleurs produits contre le rhizoctone brun”

septembre 8, 2016 10:25

Spécialisé dans les pommes de terre de consommation et à chair ferme, Laurent Mius peaufine leur itinéraire cultural en commençant par l’implantation en billons et la protection des plants.

Exploitation : EARL Mius Surfaces : 122 ha dont 30 ha de pommes de terre Autres productions : blé tendre, semences d’orge hybride, betteraves sucrières, lin texte, élevage de génisses et bœufs de races allaitantes

Du haut des falaises de Saint-Martin-aux-Buneaux en Seine-Maritime, la ferme de Laurent Mius et ses anciennes étables en colombages accueillaient autrefois des pommiers en plus des grandes cultures et de l’élevage. Aujourd’hui, l’agriculteur normand a abandonné les vergers, mais a gardé les cultures traditionnelles de la région comme le lin textile et les pommes de terre, à côté du blé, des betteraves sucrières et de la production de semences d’orge hybride. Il élève aussi environ 80 têtes de bovins, des génisses et des bœufs.

Trois variétés en 2016

« Sur les 122 ha que compte l’exploitation, 30 ha sont chaque année consacrés à la pomme de terre, précise-t-il, 20 ha à la production de variété lavable vendue en frais, Caesar, 5 ha à la production de chair ferme, Annabelle, et pour la première fois cette année, 5 ha de chair ferme, Charmeuse, sous contrat avec le négociant LV Potatoes ». Jusqu’en 2013, assurée par la coopérative Lunor, la commercialisation des pommes de terre de consommation est aujourd’hui confiée pour partie à la société Pom’Alliance, filiale de la coopérative Capseine qui a racheté Lunor il y a trois ans, et à un courtier indépendant. En dehors du coup de main d’un jeune au moment des plantations, et d’un agriculteur voisin pendant la moisson, Laurent Mius assure seul l’ensemble des travaux de l’exploitation, y compris le triage des 30 ha de pommes de terre.

Un potentiel de rendement élevé

« En Normandie, la nature travaille pour nous, il pleut toujours au bon moment, nous avons la chance de produire des pommes de terre sans irrigation», reconnaît l’agriculteur. Des terres de limon profond à fort potentiel, combinées à un climat très favorable, lui permettent d’atteindre sans difficultés, des niveaux de rendement d‘au moins 50 t/ha, avec même parfois des pointes à 80 t/ha. Mais en pommes de terre, le rendement ne suffit pas, il faut aussi assurer une production de qualité. « J’ai pour cela opté depuis 2002, pour la culture en billons bien adaptée à nos sols, souligne Laurent Mius. La terre est mise en billon de deux rangs, de 1,80 m à la base, 1,30 m en haut de la butte, par un premier passage. Elle est ensuite tamisée ce qui permet d’éliminer les pierres et les mottes de terre sèche et de réduire les chocs à la récolte ». L’agriculteur normand n’utilise que des plants certifiés d’origine française qu’il reçoit vers le 15-20 mars. « Pour la plantation, j’attends qu’ils soient bien réchauffés, en les bougeant d’un big-bag à un autre si besoin, pour être sûr d’assurer une bonne tubérisation, et disposer ainsi d’un nombre de tubercules suffisant à la récolte », indique-t-il.

Iota P en poudrage sur le tapis élévateur

« Je veille aussi à bien protéger les plants contre les maladies et j’utilise pour cela depuis très longtemps, le Iota P, ajoute Laurent Mius. C’est l’un des meilleurs produits contre le rhizoctone brun et il bénéficie d’une action intéressante contre la gale argentée. C’est aussi un produit d’un bon rapport qualité-prix, qui me revient à 2 kg/tonne de plants, 22 €/ha. L’application est très simple. Pas besoin de table à rouleaux, je vide le big-bag de plants dans le déterreur, et j’ai installé une petite poudreuse sur le tapis élévateur qui monte les plants dans la remorque. Je traite les plants au fur et à mesure de la plantation, ça ne me prend pas trop longtemps, une heure seulement pour une benne de 18 tonnes ».